Ha-Zvi/Ha-Or [Hébreu]
Lieu de publication: Jérusalem (Palestine ottomane)
Années de publication: 1884–1915 (avec une interruption de 1902 à 1908)
Fréquence (varient au cours les années): Hebdomadaire, bihebdomadaire, quotidien
Rédacteurs: Eliezer Ben-Yehuda (fondateur); Yehiel Michel Piness (1886-1887);
Hemda Ben-Yehuda (1909); Itamar Ben-Avi (1910-1912)
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'Ha-Zvi'/'Ha-Or' est l’un des journaux publiés dans la Palestine ottomane par Eliezer Ben-Yehuda, le plus
important des rénovateurs de la langue hébraïque, faisant de l’hébreu une langue usuelle écrite et parlée, la
langue de la nation juive moderne. Il semblerait que Ben-Yehuda ait souhaité dès le départ nommer son journal
'Ha-Or' (La Lumière) mais il n’a pas réussi à en obtenir l’autorisation des autorités turques. C’est pourquoi
le journal a pris le nom de 'Ha-Zvi', traduction de la première partie du nom de famille du détenteur de
l’autorisation, R. Itshak Hirschensohn (Hirsch=Zvi). Pendant un certain temps, 'Ha-Or' était un supplément
au journal 'Ha-Zvi' jusqu’à ce qu’il devienne le nom officiel (et l’unique) du journal en 1910.
Le journal s’est rendu célèbre par sa lutte contre les milieux religieux orthodoxes (Le vieux Yishuv), par son
soutien aux milieux modernes (le Nouveau Yishuv) y compris les nouvelles colonies juives et leurs administration
de la part de baron de Rothschild. 'Ha-Zvi' a soutenu le mouvement 'Hiba Tsion' (les Amants de Sion) et plus
tard Herzl. Il a dirigé les combats pour les reformes dans la communauté ashkénaze qui ont atteint leur paroxysme
avec la polémique autour de l’année sabbatique (1889). Il s’est aussi opposé à la communauté séfarade car elle avait
utilisé les services médicaux de la Mission chrétienne et employé un renégat comme secrétaire de la communauté. Ce
conflit a conduit à la proclamation d’un anathème contre le journal (1886). De plus, l’intransigeance de Ben-Yehuda
envers ceux qui gagnaient leur vie grâce aux donations destinées aux Juifs habitants à la Terre Sainte (Haluka),
ainsi qu’envers l’ignorance, les superstitions et les immondices dans les rues de Jérusalem - a conduit au bout d’un
certain temps à la dénonciation aux autorités et à l’emprisonnement de Ben-Yehuda ainsi qu'à la fermeture de son
journal pendant 14 mois (1894). Une continuelle et amère dissension opposa Ben Yehouda et les écrivains de la seconde
Allyah (1903-1904) ainsi que le cercle d’auteurs hébraïques d’Odessa qui critiquaient son style d’écriture à sensation
et son hébreu plein de néologismes, s’éloignant de l’hébreu biblique qu’ils considéraient comme l’hébreu de référence.
Parmi ses idées moins controversées, on peut compter le rêve de Ben-Yehuda de créer à Jérusalem une grande école talmudique,
faisant office de centre national spirituel pour le peuple d’Israël, une sorte d’académie de la langue hébraïque : « […] un
lieu où la Torah d’Israël fleurirait dans toute sa splendeur et sa beauté, et où se développerait et s’élargirait de jour en
jour la littérature d’Israël dans la langue d’Israël …». La modeste diffusion du journal (environ 300 lecteurs au sein du Yichouv
en 1886) a contraint Ben-Yehuda à occuper un poste d’enseignant. En 1887 il s’est rendu en Russie et est parvenu après maints
efforts à obtenir 300 autres abonnés. C’est finalement grâce à une allocation mensuelle de 200 Francs reçue du baron de
Rothschild que Ben-Yehuda a pu abandonner son poste d’enseignant pour se consacrer entièrement à la parution du journal.
Suite à la révolution des jeunes Turcs (1908) et le flot de nouvelles qu’elle suscita, Ben-Yehuda transforma 'Ha-Zvi', en quotidien
(auparavant c’était un « quotidien qui sortait une fois par semaine ») à son apogée, il tirait à 1200 exemplaires (1909 ).
Dès 1887 ont commencé à paraître dans le journal des extraits du grand dictionnaire, préfaces aux chapitres du célèbre
'dictionnaire Ben-Yehuda' en réservant une place particulière à la langue et la littérature. En plus le journal a publié des
traductions de littérature du monde entier (Shakespeare, Molière, Zola, Hugo, Jules Verne, Tolstoï et bien d’autres); on a aussi
publié des poèmes, de la prose, des essais d’auteurs hébraïques (également de Russie) tels que M. Berdichevsky, Israël Zangwill,
Yossef Klauzner, A.Z. Rabinovitz et bien d’autres. On a aussi publié des récits de voyages en Palestine, des articles sur
l’histoire et la géographie du pays. Dès 1885 Ben-Yehuda a créé une rubrique spéciale destinée aux femmes 'Ezrat Nachim',
première du genre dans la presse hébraïque et à partir de 1897, une rubrique destinée à l’agriculture et au travail de la terre
sous le titre 'le paysan juif' qui, un an plus tard est devenu un hebdomadaire à part entière.
Journal

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Etat de la copie
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Copie du microfilm en bon état. Certains problèmes sont dus pour la plupart à l'archivage et au traitement des copies papier: griffonnage,
petites déchirures. On trouve aussi des traces d'encre provenant probablement de l'impression.
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